Où installe-t-on un séparateur à hydrocarbures ?

Installation d'un séparateur à hydrocarbures enterré sur un chantier avant son raccordement au réseau d'évacuation des eaux pluviales.

L’installation d’un séparateur à hydrocarbures est essentielle pour éviter que les hydrocarbures présents dans les eaux de ruissellement ne polluent le milieu récepteur ou le réseau d’assainissement. Ce type de séparateur protège l’environnement, limite les risques de contamination et assure la conformité des installations pour chaque entreprise exposée à un risque de rejet d’huiles ou de carburants, que ce soit dans le cadre d’une pollution diffuse ou accidentelle. Placé au bon endroit, il devient un véritable rempart contre la pollution et contribue au bon fonctionnement global du système d’assainissement.

Saint Dizier Environnement propose une large gamme de débourbeurs et séparateurs à hydrocarbures répondant au marquage réglementaire CE, conçus pour le prétraitement des effluents industriels et des eaux de ruissellement chargées en liquides légers.

Afin d’apporter à ses clients la preuve de la conformité des produits aux normes en vigueur, Saint Dizier environnement a mis en place une politique volontariste de certification par tierce partie sur plusieurs de ses gammes de débourbeurs et séparateurs à hydrocarbures avec la marque NF.

La double signature Marquage CE et Marque NF comme gage de sécurité et de fiabilité des débourbeurs séparateurs à hydrocarbures Saint Dizier environnement.

Saint Dizier Environnement possède ainsi une gamme complète de produits certifiés NF, pour des tailles nominales de 1.5 à 500. L’organisme notifié par l’AFNOR est le CERIB, qui met en ligne les produits certifiés : https://www.cerib.com/evaluation/certification-et-marquage-ce/usines-et-produits-certifies-nf-qualif-ib/usines-nf/?idCertif=281

Notre catalogue couvre de nombreuses applications : aires de lavage, ateliers mécaniques, parkings, voiries, stations-service, avec des modèles en acier, polyéthylène ou polyester, tous répondant aux normes européennes EN 858-1, EN 858-2 et au complément national NFP16-451-1/CN

Nous mettons à votre disposition des outils de dimensionnement et d’étude permettant de choisir la solution adaptée à chaque site, avec performance validée et traçabilité assurée.

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Ce qu’il faut retenir à propos de l’installation d’un séparateur à hydrocarbures

  • Installer un séparateur à hydrocarbures est essentiel pour éviter que les eaux d’origine industrielle ou de ruissellement chargées d’huiles, carburants ou lubrifiants ne polluent les milieux récepteurs, les nappes phréatiques ou les réseaux d’assainissement.
  • Dès qu’une surface peut générer un ruissellement contenant des hydrocarbures (station-service, aire de lavage, atelier mécanique, parking couvert…), l’installation d’un tel séparateur devient obligatoire.
  • Le séparateur est généralement enterré, afin d’être alimenté gravitairement par le réseau récupérant les eaux à traiter, en assurant un prétraitement à la source. Dans la mesure du possible, il faut éviter toute alimentation par pompage, qui génère une émulsion des hydrocarbures et de fait une dégradation des performances du séparateur à hydrocarbures.
  • Le séparateur à hydrocarbures comprend un débourbeur, de capacité variable en fonction de l’application visée. Pour une majorité des applications, la capacité du débourbeur est de 100 litres x TN (taille nominale), mais pour les aires de lavage, la capacité du débourbeur peut atteindre jusqu’à 300 litres x TN avec un volume minimal de 300 ou 5000 litres selon l’application.
  • Le séparateur est équipé d’un dispositif dit « coalesceur », afin de répondre à la classe de rejet 1 (teneur résiduelle < 5 mg/l en hydrocarbures selon la norme EN 858-1), constitué d’une structure nid d’abeilles pour sa performance et sa durée de vie, ou d’un filtre coalesceur, type COALIX®, pour les effluents peu chargées en matières en suspension.
  • Un dispositif de dérivation des débits de pointe, dit by-pass, équipe les modèles reprenant de grandes surfaces de voiries comme les parkings. Le débit de traitement retenu est le plus souvent celui préconisé dans la norme NFP16-442, soit 20% de la pluie décennale. Le débit de pointe sera calculé à partir des données météorologiques locales, afin de prendre en considération l’impact du changement climatique sur l’intensité des événements pluvieux.
  • L’entretien régulier (vidange des boues, évacuation des hydrocarbures, vérification des dispositifs d’étanchéité et d’obturation) est obligatoire pour garantir l’efficacité et la conformité de l’installation. La partie 2 de la norme européenne EN 858-2 et la norme française NFP16-442 précise les fréquences d’exploitation.
Vue intérieure d'un séparateur à hydrocarbures avec système de coalescence permettant la séparation des huiles et hydrocarbures des eaux pluviales.
Vue intérieure d’un séparateur à hydrocarbures montrant le dispositif de coalescence destiné à séparer les hydrocarbures des eaux polluées.

Pourquoi installer un séparateur à hydrocarbures ?

Le séparateur à hydrocarbures intervient en grande partie dans la protection des eaux. Lorsque les eaux sont polluées par des effluents légers, huiles, carburants, lubrifiants, elles doivent être retenues avant tout rejet vers le réseau d’assainissement ou le milieu naturel. En son absence, un déversement accidentel pourrait avoir pour conséquence la contamination rapide du sol ou/et de la nappe phréatique ou du milieu récepteur, engendrant alors de graves conséquences sur l’environnement.

D’un point de vue réglementaire, la norme européenne EN 858-2 rend obligatoire la présence d’un séparateur dès lors qu’un risque de rejet d’hydrocarbures existe. L’obligation est également stipulée pour les stations-services avec l’arrêté 1434, via les conventions de rejet des collectivités, et certains arrêtés préfectoraux pour les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE).

En savoir plus sur les normes européennes NF EN 858-1 et NF EN 858-2 :

Elles définissent les exigences de conception, de performance, d’installation et d’entretien des séparateurs de liquides légers (dont les hydrocarbures). Elles imposent notamment l’installation d’un séparateur dès qu’un risque de rejet d’huiles ou de carburants existe.

Les zones où le séparateur à hydrocarbures est obligatoire

Il est impératif d’installer le séparateur dans toutes les zones où se trouve un effluent industriel ou une surface de voiries soumises aux précipitations, générant un risque de pollution chronique ou accidentelle en hydrocarbures. Les parkings couverts ou extérieurs constituent l’un des premiers cas : les véhicules y déposent naturellement des résidus d’huile ou de carburant, qui sont immédiatement entraînés par l’eau. C’est aussi le cas des aires de lavage, des stations-service ou encore de plateformes industrielles, où la manipulation de produits huileux est fréquente.

Les entreprises disposant de zones logistiques, d’ateliers mécaniques ou d’espaces de stockage sont également concernées, notamment lorsqu’il existe un risque de pollution accidentelle, comme la chute d’un bidon d’huile ou le nettoyage d’une pièce grasse. Dès que le ruissellement touche une surface à risque, l’installation d’un séparateur devient indispensable afin de protéger l’environnement et d’assurer la conformité du site.

Où installe-t-on physiquement un séparateur à hydrocarbures ?

Dans la majorité des cas, le séparateur à hydrocarbures est installé en version enterrée, en plaçant l’ouvrage à la source de génération de la pollution en hydrocarbures.

De plus, l’installation enterrée a l’avantage de traiter de grands volumes ou débit d’eau tout en étant peu pénalisant pour l’exploitation du site.

Quel que soit l’implantation, le séparateur à hydrocarbures doit demeurer accessible pour toute opération de contrôle et d’entretien, indispensable pour une installation performante et durable. La réussite de cette installation dépend de plusieurs paramètres : le choix du modèle, du matériau, de l’accessibilité, du dispositif coalesceur, mais également des dispositifs d’alarmes retenu. En effet, en présence de détecteurs de couche d’hydrocarbures, et éventuellement de boues ou de niveau anormalement haut, l’alarme alerte l’exploitant par un signal sonore et lumineux sur le boitier de contrôle, qui peut être relayé par un SMS ou un email, et même avec un historique via une plateforme web.

Raccordements hydrauliques et équipements complémentaires

Un séparateur ne peut pas fonctionner seul. En effet, son intégration se déroule au sein d’un réseau où chaque élément a un rôle précis.

Le bypass, par exemple, permet de dériver un excès d’eaux de ruissellement lors des fortes pluies, lorsque le débit dépasse les capacités de traitement du séparateur. Ce dispositif, autorisé selon la nature des surfaces ruisselées et l’intensité pluviométrique locale, est particulièrement utile sur les grandes surfaces extérieures.

Le débourbeur, localisé en amont, a pour fonction de retenir les particules lourdes afin d’éviter d’endommager le séparateur et de colmater le filtre à coalescence.

Enfin, la régulation du débit peut s’avérer nécessaire afin de respecter l’hydraulique du séparateur à hydrocarbures, et notamment à l’aval d’un tamponnement (bassin d’orage par exemple).

L’ensemble de ces équipements contribue à une mise en œuvre cohérente, efficace et adaptée aux contraintes du site.

L’entretien obligatoire du séparateur : une étape clé

L’installation doit être entretenue de façon régulière pour conserver son efficacité. Le séparateur d’hydrocarbures doit être contrôlé au moins tous les ans, ou plus souvent en présence d’une contamination importante en hydrocarbures ou d’épisode de pollution. Les hydrocarbures et les boues s’accumulent et, avec le temps, réduisent la capacité de traitement et peuvent conduire à un débordement.

L’entretien consiste à extraire les boues, évacuer les hydrocarbures puis vérifier l’état des équipements internes (dispositif d’obturation automatique, coalesceur, enveloppe…). Le séparateur est ensuite systématiquement remis en eau après nettoyage, afin d’assurer son bon fonctionnement ultérieur.

Ces interventions seront réalisées par une entreprise spécialisée en assainissement, seule à pouvoir garantir la sécurité du personnel d’intervention et du site ainsi que les obligations de traçabilité via le bordereau de suivi des déchets. Un séparateur à hydrocarbures correctement entretenu permet d’assurer une conformité du rejet et limite les risques de pollution accidentelle et assure une conformité durable aux normes environnementales

En ce sens, Saint Dizier Environnement, forte de plus de 50 ans d’expérience et trois générations de savoir-faire industriel, propose une gamme complète dédiée au prétraitement des eaux, incluant notamment les « Débourbeurs et séparateurs à hydrocarbures » ainsi que leurs outils de dimensionnement, notices de pose et entretien pour faciliter la mise en œuvre conforme des installations

Saint Dizier Environnement possède également une grande capacité d’expertise, avec un service Etudes & Innovation, composée de techniciens et ingénieurs qualifiés, en mesure de réaliser des diagnostics sur site, des réhabilitations de ces ouvrages, et d’accompagner les maîtres d’ouvrages dans l’entretien et l’exploitation de ses ouvrages.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur l’installation d’un séparateur à hydrocarbures, n’hésitez pas à prendre contact avec nos experts.

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